Françoise Sagan

« C’est de Sagan que vient le « Van Milhem » d’Aurore. »


Le mot de Mélanie

 

« Et c’est en marchant un jour que cela m’a heurté. Cette femme que j’aime tant avait donné naissance à Eléonore Van Milhem dans son livre « Des bleus à l’âme » et moi j’avais besoin de nommer Aurore. J’avais toujours su que Aurore était d’une liberté absolue, une liberté dont on rêve toute, je ne lui voulais aucunes barrières, aucune règles. Comme pour la faire appartenir à la grande famille des personnages de Sagan et ainsi la savoir bénie. Aurore s’est nommée Van Milhem. Et tout cela n’aurait pu être possible sans l’accord du fils de Françoise Sagan. Denis Westhoff qui m’a donné l’autorisation de vous raconter cette belle histoire. »

Françoise Sagan est une femme de lettre française née le 21 juin 1935 à Cajarc et décédée en 2004. Sa scolarité est mouvementée : elle fait preuve très tôt d’une forte indépendance d’esprit et d’un sens de l’humour qui transparaîtra dans son écriture.

Puis vient le succès éclatant de « Bonjour Tristesse », qui lui vaut d’être traitée dans le Figaro de « charmant petit monstre » par François Mauriac. Vendue à des millions d’exemplaires. La légende de Françoise Sagan se met en place.

Photographe : 1.Burt Glinn, 2. Jacques Rouchon, 3. Frank Horvat, 4. Jean-Loup Sieff, 5. Philippe Le Tellier

L’argent, la fête, le jeu, la vitesse au volant des voitures extravagantes, les amours libres, l’alcool, la drogue ont alimenté sa légende. Elle devient alors le symbole de la femme libre qui vit dans l’instant et sans limites : élégante et moderne. Mais la littérature étant sa véritable passion, elle ne cessera de lire, d’écrire et de publier.

Publié en 1972, « Des bleus à l’âme » est le 9ème roman de l’écrivaine Française Françoise Sagan. Cet ouvrage suit le fil des pensées de l’auteure, partagée entre son envie de « digresser » sur des sujets qui lui viennent spontanément à l’esprit et la nécessité d’avancer dans l’écriture de son roman.

Sagan apparaît comme une femme libre, réfléchie, modeste, moqueuse (y compris envers elle-même) et bien plus profonde que ses romans le laissent croire !